Artigianatu /artisanat
Donne artigiane : dimanche 11 mars sur la place Saint Nicolas

Artigianatu /artisanat Donne artigiane : dimanche 11 mars sur la place Saint Nicolas

L’Union des entreprises de proximité organise ce dimanche à Bastia une journée dédiée au femmes artisanes. Au menu de cet événement : une dizaine d’ateliers de professionnelles ainsi que des conférences.

Parmi ces femmes créatrices, Ci Simu a choisi de mettre à l’honneur deux créatrices de bijoux : Christine Ollivier et Pascale GyoKuro. Cette dernière crée des bijoux qui révèlentl’empreinte du temps. L’artisane a installé son atelier-boutique avec Christine Ollivier, une autre créatrice de bijoux, dans la citadelle de Bastia. Les deux créatrices sont complémentaires. Christine Ollivier est spécialisée dans le bijou brodé tandis que Gyo-Kuro affirme une ligne épurée, entre terre et mer.

L’ancienne costumière de spectacles aime follement les accessoires de mode. Avec passion, elle raconte l’histoire de ses créations qui naissent de son imagination. Elle a baptisé sa marque  d’un nom japonais qui signifie « rosée précieuse » ou « perle de rosée ». Son art de la parure s’exprime tout en finesse et en sobriété, avec des notes rock, design ou romantique. Elle allie avec brio le monde végétal et minéral, les matières brutes avec des matières nobles.

Elle glane ici et là  des matériaux surgis du ressac de la mer et s’approvisionne en  corne chez les bergers corses. Parfois, c’est le graphisme de la nature, celui des végétaux, qui l’inspirent.

Perles de jais et casquettes assorties

On craque volontiers pour les bagues en os et corail,les sautoirs qui expriment toute leur poésie par le tintement de leurs perles. Les bijoux sont montés sur argent, sans plomb et sans nickel. Elle emploie la cire perdue, la résine avec inclusion, l’agate, le quartz, la perle d’eau douce, le jaspe, la labradorite, un minéral aux vertus bénéfiques pour le corps et l’esprit qui tire sur le bleu-gris. Le corail, le verre dépoli ou encoreles galets glanés sur les plages de Barcaghju et de l’Argentella entrent dans la composition de ses bracelets.

Elle confectionne des beaux sautoirs en pierres de jais. Un matériau qui provient de la carbonification des débris de conifères. La pierre de jais est ce bois pétrifié dans les fonds marins qui surgit après les tempêtes.Pour la petite histoire,le jais était exploité en Angleterre durant le IIe millénaire avant J.-C dans le Yorkshire. Des pendentifs et des amulettes en jais ont été retrouvés dans d’anciens tertres funéraires.Au 18e siècle,les pâtenotriers confectionnaient avec ces pierres des chapelets, des croix…Jusqu’à la fin du siècle dernier, le jais, appelé aussi ambre noir, était apprécié pour ses propriétés électriques, aux vertusprotectrices.Il en est toujours de même aujourd’hui.

Gyo-Kuro chine aussi d’anciennes perles qu’elle met au goût du jour, Entre autres merveilles : des papillons de soie, des manchettes et des tours de cou macramé qui donnent un style ethni-chic.

L’artisane confectionne également de très jolis vêtements en lin bio traités avec des teintures végétales : capelines, manteaux kimono en laine bouillie agrémentés de jolies fibules. Des bérets en cuir et lainage et des sacsdonneront une touche arty à votre allure. Sans ostentation. La production reste confidentielle. Signe du succès, les hommes craquent aussi pour les bijoux griffés Gyo-Kuro. Gage de qualité et de savoir-faire made in Corsica.

FRANCESCA QUILICHINI   Photos : Louis Vignaroli









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