Literatura/Litterature
Troubadours Art Ensemble et Performance

Une création originale de Troubadours Art Ensemble et Performance Da issa cima di mondu   com’è s’iddu ci fussi qualchì cima di mondu  piddi è brioni                                 Tu cries du bout du monde comme s’il y avait des bouts de monde                                                                                     Alain Di Meglio                  3 représentations exceptionnelles avant tournée en Occitanie                  Vendredi 20 avril 21h           Espace Saint Jacques à Bonifacio (entrée gratuite)                   Samedi 21 avril 21h              l’Aghja  à Ajaccio (Billetterie sur place)                  Dimanche 22 avril 15h30      Bastia , Vieux port , Quai de l’avitaillement (gratuit)                                                                                                                                                         Se pourrait-il que la mer, cette mer qui est nôtre soit aussi la leur ? Eux, à la fois si semblables et si différents ! Les gouttes d’eau ne sont que des gouttes, elles se ressemblent, dit-on communément… Il n’existe pourtant pas deux gouttes qui soient rigoureusement semblables… La voici donc cette autre mer que nous souhaitons célébrer : une mer aux multiples facettes où affleure, sous l’apparente diversité des hommes et des cultures, l’unité et la permanence d’un message à redécouvrir et à célébrer. Son avenir est inscrit dans la logique même de cette démarche qui est de bâtir des ponts, d’emprunter des navires, de semer… même si nous savons tous qu’il faut beaucoup semer pour récolter un peu de ces graines prometteuses de survivance. Il en fut toujours ainsi. Inlassablement, nous célèbrerons cette mer afin que le jour qui se lève soit un jour nouveau oublieux des vieilles querelles. Poésie et la musique, qui sont unies depuis la nuit des...

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Literatura/Litterature
Musa Nostra

Musa Nostra sort son 13e numéro L’association Musanostra présidée par Marie-France Bereni-Canazzi fête ses dix ans cette année Au fil du temps l’association s’est enrichie avec de nouveaux adhérents et contributeurs. « Musanostra a lancé la mode des cafés littéraires, a fait venir en Corse de nombreux auteurs qui sont devenus des amis de l’association. C’est un groupe d’agitateurs culturels qui ne cesse d’évoluer » se réjouit la présidente. Musanostra organise  régulièrement des rencontres avec des écrivains.  Elle reçoit le 14 avril Claude Arnaud pour évoquer son dernier ouvrage,  Portraits crachés, paru aux éditions Bouquins. L’association a développé son audience via les réseaux sociaux (facebook, twitter…) et un site internet. Elle  organise des concours et attribue des prix aux auteurs en langue française et corse. Depuis deux ans une revue littéraire permet de faire découvrir ses coups de cœur, d’aborder  des problématiques liées à la littérature et à la culture, de faire entendre la voix des auteurs  mais aussi des lecteurs. La revue qui comptait au départ 14 pages en compte aujourd’hui 28 « qui ne suffisent plus à accueillir les chroniques et les autres contributions ! » souligne Marie-France Bereni-Canazzi. Les couvertures réalisées depuis le début par des artistes insulaires sont recherchées par les collectionneurs ! Pour la dernière édition l’illustration est signée Dominique Ricci. Au sommaire : des billets variés. la lettre de Kévin Petroni à Marie-Jean Vinciguerra, un article de Patricia Guidoni sur Nadia Galy, un entretien accordé par Alice Zeniter, la chronique du dernier ouvrage de Jean-Noël Pancrazi par Francis Beretti, des remarques de Marine Simonciosi sur les Cieux nordiques, de la musique avec E. Mariini, un article en langue corse sur Antoine Ciosi par Marianne Laliman, une chronique originale de Pierre Lieutaud, un regard posé par Gérard Guerrieri sur un film culte, un poème de S. Cesari avec sa traduction par l’auteur et bien d’autres pépites ! Forte de son succès qui dépasse les frontières de notre île l’équipe rédactionnelle prépare le 14e numéro. Toutes les belles plumes sont les bienvenues ! Marie-France Bereni-Canazzi réceptionne les textes et sélectionne ceux qui seront publiés dans la revue.  Les thèmes et les billets sont choisis en fonction de l’actualité ou pas. La présidente se charge de l’édito et des entretiens avec les auteurs. Notez que vous pouvez vous procurer la revue chez les librairies Papi et Album, à Bastia. F.Q. http://assomusanostra.wordpress.com Mail :...

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Littérature/ Literatura
L’interview inédite d’un mazzeru

Dernièrement, le jury du livre corse présidé par Jocelyne Casta a récompensé l’ouvrage de Ghjuvan Micheli Weber dans la catégorie « essais ». L’ouvrage bilingue, édité chez Colonna édition se présente comme une interview réalisée en plusieurs séances. Bien avant la parution de cet ouvrage, Dorothy Carrington et Roccu Multedo ont évoqué le mazzeru et l’ont popularisé. Pour autant a-t-il seulement existé ? Faut-il croire encore aujourd’hui à cette figure du chamanisme ? Ce personnage inquiétant qui est aussi signadore (guérisseur) n’en finit pas de piquer la curiosité de tous ceux qui explorent les croyances magico-religieuses de la Corse d’antan. Pour autant, le mazzerisme est-il une spécificité « suttanaccia » dans la mesure où il semble n’apparaître que dans le sud de la Corse ? Le mot « mazzeru » est d’ailleurs enraciné dans le Taravu. Un questionnement pour beaucoup de Corses qui remettent en cause son existence. L’auteur leur répond : « Si on ne croyait qu’à ce que l’on voit, on ne croirait ni à l’atome ni à l’univers…encore moins à la pensée ». L’originalité du livre tient à l’approche initiatique du mazzerisme. Le surnaturel surgit au détour des révélations sur les pratiques de ce « chasseur d’âme » qui tue en rêve ses proies. Pour ceux qui auraient oublié qui est ce personnage, l’auteur le présente succinctement : « Le mazzeru est celui qui fait le passage entre les deux mondes. Une nuit, il tue ou blesse un animal et celui-ci, en fait, représente l’âme d’une personne. S’il l’a tué, la personne meurt trois jours, trois semaines ou trois mois après le rêve. » Le tout narré en langue corse. Ce qui donne à ce « témoignage » une saveur incomparable. Une plongée dans le surnaturel aussi effrayante que fascinante qui ne manquera pas de piquer la curiosité des lecteurs voire de susciter d’ancestrales pratiques ? A vous de juger… FRANCESCA QUILICHINI Cuntrastu cù un mazzeru, Ghjuvan Micheli Weber, Colonna édition, 14 euros....

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Littérature / Literatura
Marie Susini : L’insularité, source de tous nos mots

Martine Tania Dambacher a publié dernièrement aux éditions Colonna un essai dédié à Marie Susini et à son œuvre littéraire. L’ouvrage, préfacé par Francis Beretti, fait surgir de l’oubli une écrivaine Corse d’expression française de grand talent. L’essai intitulé « Marie Susini ou l’apologie du désespoir » fait suite à une thèse de doctorat soutenue au département d’italien de l’Université de Strasbourg : « L’écriture de l’île dans les œuvres de Marie Susini et de Maria Giacobbe ». Il s’agit d’une étude comparative entre deux auteures, Corse et Sarde. Et une réflexion sur l’écriture insulaire. La femme, figure centrale Martine Tania Dambacher revient sur la genèse de l’œuvre littéraire de l’écrivaine Corse en mettant l’accent sur le caractère autobiographique de ses écrits. Ce parti-pris, qui s’appuie sur les déclarations de Marie Susini, reste pourtant réducteur si l’on considère la portée universelle de ses œuvres. L’insularité vécue comme un enfermement renvoie au destin tragique et mortifère des femmes Corses à travers les siècles. Ces visages marqués par les épreuves, cette religiosité qui imprègne leurs dures existences est vécue dans un paysage d’une saisissante beauté !« Plein Soleil » sur ces vies meurtries par un destin implacable ! Ce n’est pas l’apologie du désespoir ! C’est la Corse de celles qui ont tenté de fuir les pièges de l’insularité. Certains critiques reprochent à Marie Susini d’avoir donné une vision négative de la Corse. Ils montrent aussi du doigt ses fictions truffées de corsicismes. Ses textes d’une grande beauté savent pourtant traduire si justement l’âme corse ! La Corse de Marie Susini, ce n’est pas seulement « sa Corse à elle », c’est celle de plusieurs générations de femmes Corses. La seule lecture des romans de Marie Susini nous plonge dans le vécu des femmes du peuple. Un vécu transcrit avec des mots justes et simples. Dans « Je m’appelle Anna Livia », la mère peu aimante et absente est remplacée par la figure du père .Une relation marquée par l’interdit de l’inceste. « Plein soleil » c’est l’histoire de Vanina qui partage son existence entre son village, ses parents et le couvent où elle est éduquée avec rigueur et fausseté. Entre soumission et rébellion Dans l’espace scénique où les paysages sont les « acteurs silencieux du drame «  se livre la lutte acharnée de personnages en proie à la cruauté de leur destin. Le drame se noue sous l’implacable ardeur des rayons du soleil. Une violence sourde anéantit l’existence des personnages. Dans « La Renfermée, la Corse », Marie Susini exprime...

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Littérature/ Literatura
I HAVE A DREAM de Ghjuvan Francescu LUCIANI

Comme tout ce qui est rare, « u cantu in paghjella » est un don précieux et fragile, sa survie aujourd’hui repose sur sa transmission. C’est une chance pour cette partie de notre mémoire d’avoir été confiée à Ghjuvan Francescu parce qu’il veille sur elle et qu’il la restitue avec passion. En tant que pédagogue (il a animé déjà 500 stages de polyphonies) et artiste (chanteur, auteur, compositeur) Ghjuan Francescu agit énergiquement pour préserver cet héritage du naufrage. Il est déjà l’auteur d’un recueil de polyphonies qui invite à chanter et à faire chanter : Paghjella ( Cismonte e Pumonte 2013 ) mais avec ce nouveau livre : I have a dream, il apporte à la tradition orale un secours complémentaire. En effet, il révèle toutes les valeurs que la paghjella recèle et qui sont susceptibles d’enrichir l’humain et la société : développement personnel, solidarité, écoute de l’autre, cohésion, respect, partage, amitié, persévérance, ouverture, don de l’autre et effort de soi. … Il aborde souvent avec humour et modernité mais toujours avec profondeur des sujets comme : le courage, le bonheur, la force du travail, la justice, la liberté, l’amour. … Ghjuvan Francescu Luciani nous invite donc à travers son rêve à forger nos propres convictions dans la manière de conduire nos vies, à devenir nous-mêmes, à la fois héritiers d’une histoire et inventeurs de l’avenir, en d’autres mots, à cultiver la paghjella pour devenir meilleurs. Les bénéfices de la vente de ce livre seront intégralement versés à la Fondation UMANI . I HAVE A DREAM (20 €) Editions Arzilla...

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Littérature/ Literatura
Et si Nietzsche était venu en Corse ?

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