Un article de Martino Alvaro
Méditation au café

Marie-line Gualbert a inauguré dernièrement le premier Bar à Méditation de Bastia. – Vous voulez apprendre à méditer ? À qui s’adresser et où aller ? Une fois par mois Ci Simu Café, 2 rue du Castagno à Bastia, se transforme en Bar à Méditation. Le Bar à Méditation s’adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent trouver le bonheur et la paix intérieure. Marie-line Gualbert a animé cette première soirée avec enthousiasme. La manière de méditer reste libre. Il n’y a aucune forme ordonnée pour la méditation, aucun plan en tant que tel pour le développement intérieur. La manière de méditer appartient entièrement au libre choix de chaque individu. On sait qu’il existe plusieurs types de méditation. Alors chacun doit faire son propre choix. Une personne doit être capable d’écouter son corps. Pour ce faire, il faut bien s’écouter et rester très patient. Le docteur Houtin Bagdadi a joué un instrument oriental très typique qui prête à la méditation. Durant les débats, il nous a apporté sa contribution de professionnel. Il a indiqué qu’on a pu examiner grâce aux scanners, la partie du cerveau qui s’active lorsqu’une personne médite. On a pu constater que le lobe du cerveau qui s’active durant la méditation, sécrète les hormones de la joie. Et si on se réfère à un autre professionnel très célèbre Boris Cyrulnik, qui a fait une conférence le mois dernier à Folelli, il a écrit que les personnes qui ont une vie spirituelle guérissent plus vite. Bref, aujourd’hui on connaît mieux les bienfaits de la méditation. Pour aider le corps à guérir, il faut aussi stimuler et guérir l’esprit. La méditation nous aide à diminuer le stress, la fatigue nerveuse, et améliore la concentration. La méditation permet d’aller mieux et nous apprend les mécanismes du bonheur intérieur. Avec de l’imagination et un peu d’organisation, la méditation peut devenir pour chacun la technique de relaxation, la moins coûteuse, car elle ne demande aucun investissement. Alors profitez donc des vacances pour oser ce voyage intérieur. Il suffit de s’arrêter de marcher, arrêter d’avoir le nez sur le Smartphone, il suffit de s’arrêter pour tourner son regard sur soi. La méditation inspire l’esprit par des choses dont nous n’avions pas connaissance auparavant. L’inspiration reçue à travers la méditation devient d’une nature telle que personne ne peut la mesurer. Alvaro Martino...

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Les rendez-vous de Ci Simu caffè
Conférence sur le Big Bang

André-Jean Bonelli vient d’inauguré le cycle des conférences au café Ci Simu, rue du Castagno à Bastia Un échange passionnant sur l’origine et le fonctionnement de l’univers ! Avec la double formation, d’un physicien et d’un médecin, le docteur André-Jean Bonelli vient de faire paraître un opuscule qui pose la Question : « Après quoi ? » Ce livre pose la question du big-bang, mais induit une interrogation : Mais avant ? Les dernières avancées de la physique quantique montre qu’il n’y a jamais eu d’avant. Les multivers, autrefois pressentis comme « univers parallèles » nous font revoir l’idée de la mort  qui nous hante depuis  des temps immémoriaux. La mort de la matière est une évidence mais celle de l’esprit échappe au monde de la matière, la mort de l’esprit n’existe pas ! En dehors de notre univers le temps n’existe pas il est l’image mobile de l’immobile éternité (Platon) C’est ce chemin sur un éternel présent que nous conduit ces quelques pages. L’esprit a pouvoir sur la matière. Les multivers sont en nombre infini, qui dit infini a pour corollaire que tout devient possible et que ce que l’on imagine se réalise quelque part. La mort n’est qu’une illusion, nous sommes en transit dans cet univers et notre esprit, ou notre âme pour les croyants a la possibilité de se transcender dans un temps qui devient éternel dans un espace infini. Alvaro Martino Cet opuscule se trouve actuellement au bar Ci-Simu et on peut se le procurer pour le prix de 10€. Photo...

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Ritrattu/Portrait
Le commerce ambulant ne connaît pas la crise

Le commerce ambulant ne connaît pas la crise A Bastia, René Brighi, que les enfants surnomment avec malice Cacahuète, est une figure de la ville. Ce commerçant perpétue la tradition des vendeurs ambulants. Il vend des bonbons, des ballons et des jouets. Son petit commerce séduit aussi bien les enfants que les adultes. Et ce n’est pas étonnant. Une récente étude montre qu’en France, nous consommons 3 kilos de confiseries par an et par personne. Les bonbons ont ce parfum d’enfance qui séduit toutes les générations. Sur la place Saint Nicolas son triporteur ne passe pas inaperçu. Il l’a fabriqué lui-même : « Je gêne pas les bars. Je travaille trois jours par semaine, les mercredi, samedi et dimanche et tous les jours durant les vacances scolaires. » Cacahuète adore son métier et n’en changerait pour rien au monde. Il a la parole facile et sait attirer la clientèle en faisant de l’animation. D’indéniables atouts pour faire tourner son petit commerce. Ses origines  italiennes y sont sans doute pour quelque chose comme l’environnement professionnel de son père qui était concierge à la Maison Mattei sur la place Saint Nicolas.  Il en garde un souvenir inoubliable. Le goût des belles enseignes et des produits à collectionner. Il sait qu’il a la chance d’exercer un métier qui lui plaît. Il a arrêté l’école à 13 ans. Il a exercé plusieurs métiers avant de s’installer comme vendeur ambulant : « J’ai été boulanger-pâtissier. Je travaillais 92 heures par semaine. Je faisais du bon pain mais je savais pas le vendre ! Je préfère vendre des bonbons, ça maintient dans l’enfance. Je fais un des derniers petits métiers de Bastia.  Ça marche bien et c’est agréable. Je suis tout le temps en vacances. Mais il n’y a pas de relève, déplore t-il. Mon fils, ça ne l’intéresse pas  alors que c’est la liberté totale et je gagne correctement ma vie. »   Il a commencé par ouvrir un magasin de bonbons face au Café Riche puis a fait les foires et les marchés dans toute la Corse. « J’ai aussi travaillé sur les plages de Bastia à l’époque où il n’y avait pas de concurrence et sur le stade Furiani. J’ai arrêté le jour où ça c’est écroulé » dit-il avec émotion. Les  parents s’arrêtent chez René Brighi  pour lui acheter des cacahuètes qu’il transforme sur place et des bonbons en vrac.  Les enfants se pressent pour lui acheter les fraises Tagada,...

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Arte/Art
San Bé Culture Club et Le Lazaret Culture Club

Vous invitent aux prochaines « scontri » de San Benedetto… Prochaine rencontre : Vendredi 4 mai, I scontri de San Benedetto, 19h Entrée gratuite :            «  la fresque à l’italienne, histoire d’une technique » une rencontre avec le peintre Mario Sépulcre.  La conférence abordera l’histoire de la technique de la fresque dite à l’italienne depuis l’Antiquité greco-latine jusqu’à la période contemporaine. Cette technique, basée sur une peinture aux piments naturels, fixés par l’évaporation de l’eau de chaux, a raconté l’histoire de nos mythologies. L’évolution de la technique sera replacée inévitablement dans le contexte de l’histoire de l’Art, avec le support de projections (en couleurs, sur écran) et d’exemples concrets de fresques d’aujourd’hui, ici et ailleurs. Cette technique multiséculaire est cependant à présent gravement menacée par défaut d’enseignement et donc de pratique ! Ce sera l’occasion de découvrir et de se familiariser avec une technique qui convoque tous les éléments naturels dans lesquels nous baignons : l’eau, l’air, la terre et le feu ! Mario Sépulcre pratique l’art de la fresque depuis une vingtaine d’années. Il fut initié à cette technique par madame Bertaux, restauratrice au Musée du Louvre et par les fresquistes florentins de la « Botega del buon’fresco ». Il œuvre en Corse dans le domaine de la restauration de peintures murales  ainsi que dans la création de fresques. Puis, vendredi 8 juin, I scontri de San Benedetto, 19h Entrée gratuite : «  L’homme écervelé…. » ou : le cerveau de l’homme de demain sera-t-il un robot ? Une rencontre avec André Beaud, médecin, chercheur en neuro-sciences à l’Université de Montpelier et Frédéric Purtschet, neuro-psychiatre et psychanalyste. A San Benedetto : repas après la rencontre avec le (ou les) conférencier(s)s. La participation au dîner est de 15 €. Il est obligatoire de réserver auprès de Nicole GILLI 06 80 84 26 70 au plus tard 48h. avant la rencontre.  Jean-Jacques Colonna...

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Storia/Histoire
La Guardia Corsa Papale retrouve sa tenue

Iviu Pasquali a présenté dernièrement une tenue de La Guardia Corsa Papale qu’il a fait réaliser à Rome par une couturière spécialisée dans la confection de vêtements historiques. L’association qu’il préside a fait confectionner avec ses fonds propres un des vêtements que portaient les gardes corses du pape à Rome. Un mannequin portant l’habit est exposé dans la chapelle Santa Divota de Pedicroce.  « J’ai demandé à Josiane Leca, explique Iviu Pasquali, une amie qui habite Rome de chercher quelqu’un pour faire la tenue. Elle a chargé une couturière de la confectionner.» La plus simple et la moins chère possible car l’association ne vit que de ses propres deniers. Ce qui ne freine pas les membres de A Guardia Corsa Papale dans leur volonté de commander deux autres tenues plus élaborées. Pour l’heure, la tenue de ville exposée date de 1600. Ce vêtement sobre mais élégant sera peut-être porté un jour par les responsables de l’association  lors de reconstitutions historiques à Rome et en Corse.  Aux côtés du mannequin se trouve une reproduction de la fameuse « corsesca » qui était jadis fabriquée à Siscu. Cette arme rappelle que les corses savaient non seulement manier la lance mais aussi la fabriquer. Entre le XVe siècle et le XVII e siècle les mercenaires corses la portaient avec fierté. Ce javelot à trois fers permettait d’attaquer des ennemis distants de trois mètres. Si Iviu Pasquali et ses amis ont choisi d’investir la chapelle Santa Divota de Pedicroce pour présenter l’histoire des gardes corses ce n’est pas un hasard.  La chapelle est située non loin du couvent d’Orezza, haut lieu historique de l’indépendance de la Corse  menée par Pasquale Paoli.  La chapelle, dédiée à la sainte patrone de notre île, est une dépendance de l’église San Petru è San Paulu. La mairie de Pedicroce a mis gracieusement la chapelle à la disposition de l’association qui dispose ainsi  d’un  lieu  d’exposition permanente qui accueille aussi des conférences. Depuis la création de son association voilà cinq ans Iviu Pasquali se démène sans compter pour faire revivre un pan de notre histoire. Même si cela ne plaît pas à tout le monde, il a tissé des liens très étroits avec le Vatican et plus précisément avec Rome. Il se bat pour sortir de l’oubli l’histoire de ces gardes corses qui ont été au service du pape  durant des siècles. Leur mission s’est achevée sous le règne de Louis...

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