Benestà/Bien-être
Des savons aux senteurs du maquis

À Patrimoniu, Laetitia Straforelli a ouvert sa savonnerie artisanale au milieu des vignes Dans son atelier, l’artisane  fabrique des savons et des sels de bains qui embaument les senteurs  naturelles de l’île de beauté. Passionnée par son métier, elle ne s’est pas lancée par hasard dans cette profession exigeante .Issue du milieu horticole (elle est paysagiste) elle a d’abord suivi une formation en aromathérapie, ce qui a renforcé son intérêt pour les plantes médicinales et les plantes endémiques corses. Les huiles essentielles l’ont séduite pour leurs propriétés olfactives qui lui ont rappelé les parfums naturels de notre île. Elle a ensuite suivi une formation à Forcalquier à l’Université Européenne des senteurs et des saveurs. Un formateur de l’Occitane lui a appris les mille et un secrets pour confectionner des produits de qualité. Pour créer son entreprise,  Laetitia Straforelli a fait appel au service de la coopérative d’activité A Prova. Une recette ancestrale Pour fabriquer ses savons, elle emploie une recette ancestrale. Son savoir-faire est traditionnel. Elle utilise des produits BIO issus du terroir corse : de huile d’olive, des huiles essentielles (myrte, romarin, immortelle, ciste, agrumes…) et même du lait de brebis. Elle se fournit en dehors de notre île pour compléter sa gamme de savons aux senteurs d’ailleurs (beurre de karité, coco, huile d’argan, ylang ylang, lavande, néroli …). « La fabrication de mes  savons , explique t- elle , repose sur le mélange des beurres, des huiles et des colorants naturels .J’utilise de huile d’olive, du beurre de karité, de la soude, de l’eau et un mélange d’huiles végétales . » Le savon artisanal est saponifié à froid. Les huiles végétales ne sont pas chauffées, ce qui laisse au savon plus de glycérine végétale. Ce procédé, doux et écologique, préserve les propriétés des huiles et des autres ingrédients. La glycérine n’est pas retirée lors du processus, elle est présente à environ 8 % dans le savon. « Mes savons sont dits surgras  car une partie des huiles n’est pas volontairement saponifiée, ce qui permet à la peau de bénéficier de leurs propriétés nourrissantes et adoucissantes. » Une fois son savon prêt , elle le démoule, le coupe en tranches et le laisse reposer plusieurs semaines. Le séchage varie de quatre à six semaines. Afin d’optimiser ses créations, l’artisane emploie aussi le procédé du marbrage qui consiste à superposer plusieurs couches de savon et plusieurs parfums (cannelle, orange, bergamote, épices…). Certains de ses savons sont incrustés...

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Cunferenza/Conférence
Permaculture, comment s’y prendre quand on part de zéro ?

2 manifestations exceptionnelles sont dédiées à la permaculture et à l’indépendance alimentaire en Corse, à Vizzavona les 26 et 27 mai et à Ajaccio jeudi 31 mai. A Vizzavona, à l’hôtel du Monte d’Oro : Invitation à venir avec les enfants pour découvrir les premières actions de permaculture urbaine permettant à chacun de se mettre en route sur la voie du retour à l’autonomie alimentaire en tout lieu, même (et de manière adaptée) pour les personnes fragiles et sans moyens. Deux journées de formation-action sous forme de jeux en plein air sur un ancien terrain de tennis dans la forêt du Col de Vizzavona les samedi 26 et dimanche 27 mai 2018 de 10 h à 17 h pour les enfants sans limites d’âges animés par François Rouillay, enseignant-chercheur en agriculture urbaine 3.0, Sabine Becker, ingénieure-urbaniste et permathérapeute, avec la participation de Fabien Tournan éducateur en permaculture pour les enfants dans les écoles du Maroc et Jonathan Curti, éducateur sportif et coach en alimentation saine, fondateur de l’association RecyclaCorse. Samedi matin, 26 mai, une grande carte de la Corse en relief sera confectionnée sur place avec la localisation des rivières et des principales communes. Les enfants y apposeront des balises pour marquer depuis quel endroit ils agissent avec la permaculture urbaine sur l’île de Beauté. Puis, une exposition d’images sera réalisée sous forme de fresque pour montrer comment des enfants de 10 et 11 ans apprennent toutes les étapes pour créer un jardin potager de permaculture dans une école en moins de 9 mois. L’après-midi, des ateliers de semis dans des objets de récup’ seront proposés dans la joie et la bonne humeur. Dimanche matin, 27 mai, initiation à la fabrication de bacs de culture à réserve d’eau avec des supports de recyclages, cagettes, bois de palettes, conteneurs en récup’ puis, l’après-midi, travaux de collectes des matériaux en forêt à proximité du terrain pour apprendre à fabriquer du sol nourricier. Initiation à la création d’un design de permaculture sur l’ancien terrain de tennis pouvant servir de modèle pour une cour d’école, un terrain d’hôpital ou une maison de retraite. Ou même en plus petit, à la maison avec les parents, voisins et amis. Tout au long des deux jours, des démonstrations de lombricompostage auront lieux avec présentation de supports réalisés en matériaux de recyclage par les membres de l’association RecyclaCorse : https://www.facebook.com/RecyclaCorse/ Prévoir d’apporter un déjeuner et un goûter tirés du sac...

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Benestà/Bien-être
Intìmu : Un voyage sensoriel au cœur des plantes du maquis

Hélène et Laurent Filippi se sont installés à Silgaghja, un hameau de Brandu dans le Cap Corse pour produire des huiles essentielles bio et cosmétiques corses Ils ont quitté le continent pour donner corps à leur projet de vie en quête de nature, d’authenticité . Une visite au parc de Saleccia a été déterminante pour sauter le pas ainsi que la lecture d’un livre sur « Les huiles essentielles corses » de Christian Escriva. De retour sur le continent, Laurent Filippi s’inscrit au Centre de formation professionnelle et de promotion agricole de Carpentras et de Nyons. Il effectue des stages notamment chez l’Astratella à Lumiu où il apprend la cueillette sauvage , la culture et la distillation. Il obtient son Brevet de responsable d’exploitation agricole . Hélène ,elle , suit une formation en aromatologie  et en cosmétologie. Cueillette à la serpette Très vite ils partent à la recherche de terres à exploiter .A Silgaghja , il reçoivent le soutien inespéré de  Tony Valery ,éleveur bovin, qui leur dit que « les terres sont faites pour être partagées ! » Tout s’enchaîne ensuite avec l’achat de matériel pour la distillerie : une cuve en cuivre de 600 litres idéale pour servir d’alambic, après transformation. Puis un générateur de vapeur et un grand entonnoir en cuivre que Laurent Filippi transforme en essencier. Le couple se partage les tâches .Lui s’occupe de la distillerie. Elle, a en charge la stratégie commerciale de leur entreprise. « Nous cueillons, nous distillons puis transformons en respectant un procédé ancestral les plantes aromatiques pour révéler leur nature profonde. » La  cueillette se fait toute presque l’année, après autorisation, sur plusieurs communes du Cap Corse ainsi qu’à Ascu et en plaine orientale. Le couple produit des huiles essentielles biologiques, médicinales et cosmétiques (huiles pour le corps, huile démaquillante, sérum) et des hydrolats (eaux florales) .Une gamme de cosmétiques naturels du bien-être  pour le corps et pour l’esprit à utiliser à bon escient car les molécules aromatiques sont très puissantes. Il convient donc de respecter les précautions d’emploi . Les huiles essentielles peuvent être utilisées en parfum d’ambiance. Par voie orale avec dilution ou en massage pure associée avec une huile végétale. Six plantes aromatiques Les plantes aromatiques corses distillées sont au nombre de six : L’immortelle corse, murza (voir encadré), le myrte vert ou murta .Ce dernier est réputé pour ses propriétés expectorantes et anti-catarrhales. En cosmétique il offre des propriétés astringentes et toniques. Le romarin à verbénone...

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Spanti'core/ Poésie
Ulmetu : la poésie insulaire contemporaine prend ses quartiers d’été

La municipalité et la bibliothèque d’Ulmetu organisent le 2 juin une manifestation littéraire destinée à promouvoir la poésie contemporaine et à mieux faire connaître ce vieux village du Valincu. Les poètes de la région vont se rassembler devant le parvis de l’église à 16h 30 afin de participer à une ballade entre les vieilles maisons et à découvrir les points de vue exceptionnels sur l’arrière-pays. La villégiature sera ponctuée de lectures et de commentaires historiques sur ces lieux pittoresques et attachants. Après cette promenade originale et culturelle, les participants seront conviés à une lecture-spectacle sur le thème de la poésie corse contemporaine, lecture organisée par l’association Performance devant le parvis de l’église. La population du village et les amateurs de poésie des environs sont invités à ces joutes poétiques qui vont faire chanter les vieilles pierres du village. Poètes invités : Françoise Follacci, Dominique Colonna, Henri Dayssol, Norbert Paganelli, Alain Di Meglio, Jean-Jacques Andreani, Ceccè Ferrara, Thierry Demercastel, Domistria, Saveriu Valentini, Nicolas Sorba, Antò Secondi, Doria Gavini, Fatiha Rachid....

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Patrimoniu/Patrimoine
Journée du livre ancien

Troisième édition du livre ancien Un timbre en hommage à Antoine Mattei A Bastia, la bibliothèque patrimoniale Tommaso Prelà organise le 17 mai la journée du livre ancien. Elle est dédiée cette année à Antoine Mattei, l’un des plus grands donateurs de la bibliothèque. Au programme de cette journée : la présentation du timbre à l’effigie du médecin, des tables rondes, des ateliers, un hommage musical et des expositions. Les élèves de la classe patrimoine du Lycée Jean-Nicoli présenteront le timbre qu’ils ont créé avec le graveur héraldique Louis Boursier. Philippe Peretti, l’adjoint délégué au patrimoine de Bastia et Linda Piazza, responsable de la bibliothèque ont chargé le graveur héraldique de faire travailler les lycéens sur ce beau projet. Louis Boursier est spécialisé dans la gravure héraldique sur chevalière et les timbres-poste. C’est à partir d’un portrait du médecin issu du fonds Mattei de la bibliothèque qu’ont travaillé les élèves CAP et Bac Pro Commerce, dirigés par leurs professeures Mathilde Mattei et Anne Solenn Gourdon. Louis Boursier a ensuite gravé celui-ci sur une plaque de cuivre destinée à l’impression du timbre, en série limitée. Meilleur ouvrier de France Linda Piazza n’a pas choisi ce spécialiste au hasard. Il est diplômé de la prestigieuse école Estienne où il enseigne la taille-douce. Il a aussi reçu une formation de gravure en modelé sur métaux précieux auprès de Gérard Desquand, l’un des plus grands spécialistes en France de gravure héraldique. Il fait également partie du cercle très fermé des graveurs œuvrant pour La Poste. Il a reçu le titre de Meilleur Ouvrier de France et a été récompensé pour la qualité de son travail par le prix Gravix de la Fondation de France et le Grand Prix de l’art philatélique. Il a notamment réalisé un timbre à l’effigie de Charles de Gonzague, d’après une gravure du 17e siècle. L’une de ses premières créations pour La Poste était une émission de timbre dont le thème était le musée d’Orsay. « Une centaine d’heures est nécessaire pour la création d’un timbre et 80 heures pour la gravure, explique t-il. Mon travail renoue avec le dessin, l’estampe et les arts-graphiques. Mes outils sont les crayons, les fusains, les pinceaux, les plumes et mon ordinateur pour réaliser la maquette. » Mise en circulation du timbre Mathilde Mattei explique comment ont travaillé ses élèves : « Ils ont fait des recherches documentaires. Ils ont commencé par établir...

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