Musica/Musique
Trio Elexir Corsicando

                                           ...

Lire l'article

Storia/Histoire
Le journal des poilus corses en première ligne

En 1915,le poète Anton Dumenicu Versini  crée « A Corsica, Muzzicone di jurnale di i Corsi  a u fronte »pour les soldats corses combattant au front . Près d’un siècle après sa création , le journal en langue corse (1915-1919) ressurgit dans la mémoire collective grâce à l’acquisition d’une collection par la Bibliothèque patrimoniale Tommaso Prelà de Bastia. Anton Dumenicu Versini  alias Maistrale a eu l’idée de fonder ce journal pour combler un vide .En effet, les Bretons , les Gascons et les autres … avaient leur journaux alors que les Corses n’en possédaient pas. « A Corsica »a donc été créée pour « leur toucher la main » raconte le poète mais aussi et surtout pour leur parler leur langue maternelle.Il s’agissait aussi d’apporter à ces hommes qui se battaient en première ligne un peu de réconfort en les distrayant avec des poésies, des récits,des histoires drôles et des proverbes qui leur rappellent leur patrie. Dès la parution du journal à Marseille, les mauvaises langues sont allées bon train.  « A Corsica » suscita l’incompréhension et le rejet . « Tous les employés en France rigolaient : « Tiens, tiens, un fou qui écrit en corse à Marseille, maiscelui-ci, il veut rire !en fait,nous étions fous et nous voulions rire, nous voulions rire avec les soldats corses, divertir nos pauvres soldats en première ligne et leur envoyer une preuve de notre affection »explique Maistrale. Par patriotisme, le bimensuel était envoyé gratuitement aux combattants corses mais il était vendu 2 sous en kiosque et un « cinquinu » (5 francs) aux abonnés.Chaque régiment où se trouvaient suffisamment d’insulaires le recevait. Quand le journal arrivait au front, les corses se réunissaient,riaient ensemble et oubliaient un instant l’horreur de la guerre. Des abonnés prestigieux Pour financer son journal Maistrale a eu recours aux réclames(les premières publicités en langue corse !)et s’est tout naturellement tourné vers ses amis et les amoureux de la Corse .D’emblée, ila refusé de faire appel aux députés et aux sénateurs corses.Il ne les portait pas en grande estime : « Un abonné est l’ami de nos soldats et nous ne voulons pas d’amitié avec les représentants qui ont laissé exterminer même nos ânes ! La mobilisation a fait partir, en Corse seulement,des grands-pères,des pères et des petits-fils ensemble : nos représentants n’ont pas protesté, même mollement.Entre ceux-ci et les soldats, le sang a coulé.Les nôtres pleurent de rage : tant de larmes réclament vengeance, vengeance corse ! »Le ton est donné ! Dans une de ses poésies intitulée « A i diputati » Maistrale reproche vertement aux députés leur...

Lire l'article

Théatre Alb'oru
Une femme seule

Une femme seule/ par la cie 1er Acte : Pièce de Dario Fo et Franca Rame- Traduit par Toni Cecchinatto et Nicole Cochat. Représentation vue au centre culturel de l’alb’oru le 13 Mars 2018. Assister à une représentation comme celle là, je dirai que c’est comme suspendre un petit moment de nos vies. On retient son souffle face à l’histoire de cette femme qui se livre dans son intimité la plus profonde. C’est d’abord, la force et la puissance d’un texte ; puis l’interprétation de Lucile Delanne,  la mise en scène de Coco Orsoni et le regard extérieur de Guy Cimino qui font que nous sommes tour à tour révoltés, émus, et on se surprend même à rire. Maria nous plonge, à travers sa confidence faite à une voisine de l’immeuble d’en face, dans son univers empreint de noirceur et de drôlerie. Le public devient cette voisine et assiste à l’isolement forcé de cette femme. La scénographie est épurée, pour laisser place à la situation, et l’espace vide marque d’avantage le débordement de cette femme et l’emprise de son environnement sur elle. La comédienne (Lucile Delanne) donne l’énergie nécessaire au personnage, et tient de bout en bout la scène.  Pour tous les amoureux des pièces puissantes, je vous recommande  d’aller voir ce  beau spectacle qui, j’en suis sûre vous bouleversera.   texte:Corinne Mattei.  photos : Louis...

Lire l'article

Théatre Alb'oru
Coco and co

On dit « mademoiselle » aux comédiennes, et ces demoiselles-là ont de quoi vous faire tourner la tête. Comme toujours Corinne Mattei et Coco Orsoni régalent le public de leur beauté, de leur féminité mâtifiée de férocité. Féroces elles le sont dans ce nouvel opus de leur duo « Coco and Co », elles basculent de l’autodérision sourde, à la franche moquerie de leurs travers de femmes, de comédiennes, d’insulaires… On en prend pour son grade, mais toujours avec une tendresse non dissimulée, et un charme fou. « -C’est ça un duo ! – Faire passer l’autre pour une conne? – Mais non …pfff… faut toujours remettre les pendules à l’heure, c’est comme les vieilles horloges ça… y’a toujours un dominant, moi, et un dominé, toi… – Et si je veux pas? – Là c’est trop tard! » Et cette mécanique du maître et du serviteur, est un régal à observer, surtout quand le serviteur laisse poindre des accents de rébellion. La première qui a eu lieu le 14 mars dans le cadre d’A Settimana Teatrale de la ville de Bastia, nous a permis de découvrir la nouveauté tant attendue : en format « sketchs », ce nouveau spectacle est plus rythmé que les précédents et c’est tant mieux : la force comique de ce duo n’est plus à démontrer mais cette nouvelle écriture est une réussite, et nous espérons que ce spectacle ait la chance de se montrer partout en Corse, car c’est à l’épreuve du public que ces deux-là se révèlent ! Au rayon des aspects traditionnels de ce duo, il y aura, oui…il y aura de l’interactivité ! Alors si par hasard, « Coco & Co » passe par chez vous, courez le voir, en famille, entre amis, c’est une expérience à partager !                   https://www.facebook.com/search/top/?q=coco%20%26%20co texte: J.L.A   photos: Louis...

Lire l'article

Bastiaccia.TV 
Bastiaccia.TV : In corpu à Bastia

À partir du 21 mars sur tous les réseaux sociaux Bastiaccia.TV : In corpu à Bastia L’association d’aide au développement de la communication et de l’audiovisuel en Corse (A.D.C.A.C) lance à partir du 21 mars  sur les réseaux sociaux la première télé locale 100 % Bastiaise qui est partenaire de notre magazine Ci Simu. Pour ses concepteurs, Cyril et Alvaro Martino, il ne s’agit pas d’une « macagna » mais la concrétisation d’un beau projet caressé depuis des mois : mettre en place une télévision locale pour la ville de Bastia afin de dynamiser et mettre en valeur les quartiers et ses habitants. Martino Alvaro est le président de l’association. Son fils, Cyril,  est « la courroie de transmission » du projet, membre fondateur de L’A.D.C.A.C. Le jeune homme est diplômé dans l’audiovisuel et totalise déjà plus de 7 ans d’expérience dans ce domaine ; il a notamment travaillé à Télé Paese (Télé locale de TNT de la Balagne) et à WebTV Minenfootu.   Pour Ci Simu, les fondateurs de Bastiaccia.TV se sont prêtés au jeu des questions. Pouvez-vous présenter votre projet ? Bastiaccia TV sera la seule chaîne locale de proximité, 100% Bastiaise. Elle portera la voix des initiatives et des événements culturels, sportifs ou sociétaux.  Elle donnera la parole aux habitants, commerçants et associations qui font vivre les quartiers. Nous allons donner la parole aux gens qui sont hors-cadre, ceux qui font des tas de choses mais qui restent dans l’ombre. Nous allons faire revivre les vieux quartiers qui étaient autrefois des espaces de convivialité intergénérationnelle par le biais d’une émission mensuelle, de talk-shows, de débats. La WebTV sera diffusée gratuitement et dans un premier temps sur tous les réseaux sociaux : Facebook, YouTube, Instagram, Snap Chat et les applications mobiles.  Son fonctionnement se faisant en milieu associatif  Bastiaccia. TV travaillera avec des bénévoles et des professionnels de l’audiovisuel de la région bastiaise. Pourquoi monter un tel projet à Bastia ? Lorsque nous sommes allés à la découverte de la vie des quartiers, nous avons compris que ceux-ci vivaient comme des écosystèmes. Nous avons senti la nécessité d’animer toutes les interactions ; la création d’une WebTV est un moyen pour accroître les relations entre les habitants des quartiers.  Nous avons déjà passé des accords pour mettre en valeur et développer les activités d’associations existantes dans les quartiers concernés. En accord avec votre magazine nous avons basé notre structure au caffè Ci Simu qui est situé dans le centre ancien de...

Lire l'article
error: Ce contenu est protégé par les droits d\\\\\\\'auteur !!